Boston...

Les premières heures aux States me prennent toujours dans une peur irrésistible d'être phagocytée par le peuple jusqu'à y perdre mon identité d'individu! Je respire, j'observe autour de moi la masse des êtres vivants qui s'ignorent les uns les autres en parfaite harmonie. Je me surprends à me sentir plus que jamais mortelle (à la limite de l'angoisse) et à me demander quand celui ou celle-ci mourra, ses rêves accomplis ou non. Avec quels regrets inavoués? Après une bonne nuit de sommeil et la moitié du monde refaite avec mon amie Helen (passant par nos déboires et désillusions apprises (acquises?) durant l'année et demi écoulée depuis notre dernière rencontre), je reçois la visite d'un félin gris du nom de Jaco, puis rencontre un écureuil sur le porche de la maison. Ma réconciliation est en marche. Sur le porche de la maison il y a un swing. Ma liste des essentiels vers le bonheur quand je serai grande vient de se rallonger: un swing. Elle comportait jusque là 2 éléments de grande importance triés par ordre de priorité durant les années passées: 1. Une cheminée 2. Un chat (si possible devant la cheminée) 3. Un mélèze 4. Un swing sur le porche

J'ai accompli le point 3 dans mon quotidien présent. Le bonheur est en marche.

Jaco:

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