17 mars 2013, Jaipur, Inde

Récits d’une musicienne en quête de changement de rythme Mon guide m’avait dit:

-" demain, nous irons voir le temple des éléphants, tu dois absolument monter à dos d’éléphant, c’est magique.

-"je ne veux surtout pas me sentir déplacée, au milieu d’une colonne de touristes sur le dos d’un éléphant maltraité. Est-ce qu'il s'agit de ce genre de chose ?

-"Non, pas du tout ! Et si tu n’es jamais allée à dos d’éléphant, ça serait tellement stupide de manquer ça avec ton idéalisme fumeux!"

-"ok"

...Je me suis sentie tout à fait déplacée, au milieu d’une colonne de touristes sur le dos d’un éléphant maltraité. La catastrophe.

J’ai rapidement ordonné à mon « chauffeur » de cesser de frapper l’éléphant avec son bâton en bois, j’ai pris mon mal en patience et j’ai attendu que le moment passe, la mort dans l’âme. Sur l’éléphant devant moi, un couple de Français en surpoids, ballotté, mal installé se plaint que "ça secoue"… Ben tiens !

Les belugas ont une perception intuitive terriblement fine de l'espace physique autour d'eux. La proximité est une sensation très forte chez la baleine, elle se débrouillerait sans aucun souci dans la circulation de Jaipur. Dans l'absolu. Pour traverser la route, je n’ai trouvé qu’une seule solution: Fermer les yeux et m’accrocher au bras de mon guide. Les Indiens partagent une fine perception de l'espace métrique avec les gros mammifères marins.