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13 mars 2013, Delhi, Inde

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Récits d’une musicienne en quête de changement de rythme

Le langage corporel ! Dans de nombreux pays, si la différence de langue ne nous permet pas de communiquer pleinement, il reste les bons vieux oui et non, qui nous aident par exemple, à subvenir à nos besoins immédiats de réorientation.

En Inde, le hochement de tête en signe d’acquiescement n’existe pas. En Inde, lorsqu’on pose une question, la réponse est un dodelinement de droite à gauche et de gauche à droite. Le premier jour, j’ai trouvé cela magique ! Autant de souplesse dans la nuque et ce charmant petit dodelinement. Le deuxième jour, je m’entraînais déjà à reproduire le mouvement, et le troisième jour, le troisième jour j’étais prête à en venir aux mains avec le prochain qui n’allait pas me répondre clairement ! Je vous en supplie, dites-moi la réelle réponse afin que je sache si je dois attendre ou si je passe mon chemin. J’étais prête à serrer le cou pour qu’on me dise non, et qu’au moins les choses soient ENFIN CLAIRES ! Misère ! Je n’avais encore jamais autant souhaité qu’on me dise non.

En Inde, on ne dit pas non. On dodeline de la tête et l’interprétation reste libre…

Mes premiers jours sont très éprouvants. J’ai vu le soleil se lever la plupart des jours et n’ai jamais dormi plus de 4 heures par nuit… J’ai faim, je suis épuisée.

Avant hier, je faisais des raquettes par un froid hivernal et le lendemain j’étais à plus de 30 degrés, dans une pollution dense, des klaxons incessants et une sollicitation constante.

Welcome to India!

 

 

 

 

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